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Ouragans : rien ne va plus

Par Rayan

Harvey, Irma, José, Maria… Depuis la fin du mois d’août, des ouragans très puissants se sont formés dans le nord de l’océan Atlantique, faisant des dizaines de victimes et des dégâts très importants. Pourquoi y a-t-il des ouragans si intenses cette année ? Comment se forment-ils ? Quelles sont les conséquences d’Irma ?

©AFP / Le parcours de l'ouragan Irma
©AFP / Le parcours de l'ouragan Irma

près Harvey qui a touché le Texas, début septembre, c’est l’ouragan appelé Irma qui est passé sur les îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Irma a été suivi par l’ouragan José, et un autre ouragan, Katia, est passé vers le Mexique. Nous sommes au cœur de la saison des ouragans qui va du mois de juin à la fin du mois de novembre.

 

Les Antilles sont des îles situées entre l'océan Atlantique et la mer des Caraïbes Elles sont très souvent touchées par des ouragans, mais celui-ci, Irma, était d’une puissance inégalée. Il a fait plus de 110 morts sur son passage entre les Caraïbes et la Floride.

Au départ, Irma était une tempête, puis elle a pris de la force jusqu’à devenir un ouragan catégorie 5 (niveau le plus élevé).
Les vents, très violents, ont atteint jusqu’à 300km/h ! Beaucoup de maisons et d’immeubles, pas assez solides, ont été détruits, les toits des maisons se sont envolés et les bateaux ont été retrouvés couchés sur la plage.

 

Après le passage de l’ouragan, les habitants sont restés quelques temps coupés du reste du monde, en attendant l’arrivée des secours. Des pilleurs ont profité des dégâts pour voler dans les supermarchés ou s’introduire dans les villas luxueuses.  

Saint-Martin et Saint-Barthélemy ont été les deux îles les plus touchées : plus de la moitié des habitations ont été détruites et il n’y avait plus d’électricité, même dans les lieux importants comme les hôpitaux.

 

Puis la France métropolitaine a envoyé des militaires, des pompiers, des médecins. Ils sont partis avec du matériel, des pompes pour aspirer l’eau et de quoi reconstruire les maisons. Nous avons contacté Mickaël, un gendarme réserviste envoyé sur place. Il a répondu à nos questions (voir ci-dessous et page suivante). n

Sources :

www.1jour1actu.com

www.lepoint.fr

 

Mickaël.
Mickaël.

 

Mickaël, réserviste de la Gendarmerie
Responsable de sécurité sur les plages de Ramatuelle dans le var et préparateur physique de métier, Mickaël  sert la réserve de la Gendarmerie depuis une dizaine d’années. Suite à un appel à volontaire, il est, depuis le 27 septembre 2017, en détachement sur l’île de Saint-Martin avec 72 autres personnels réservistes désignés pour venir renforcer les gendarmes déployés depuis le passage de l’Ouragan Irma.

Quelle est l’ampleur des dégâts au niveau matériel et sur le plan humain ?

Mickaël : L’ampleur des dégâts est énorme : toutes les constructions côtières sont détruites car le cyclone a fait monter l’eau de trois mètres jusqu’à 500m à l’intérieur des terres. Les marinas sont ravagées. Il y a des problèmes sanitaires car les eaux usées sont remontées. Sur le plan humain on parle de 17 victimes et disparus (personnes déclarées).

En quoi consiste votre travail de remise en état de l'île ?

M. : Notre travail, dans un premier temps est de rétablir et viabiliser les voies de communication, de rétablir l’eau et l’électricité et d’apporter des vivres et de l’eau à la population.

Pensez-vous que l'île sera comme avant -ou presque- d'ici un an ?
M. : Il devrait y avoir au moins 3 ans de nettoyage et de reconstruction à Saint-Martin, ce qui n’est pas le cas de Saint-Barth qui est plus petite et mieux construite...

 

Combien de personnes comme vous ont été envoyées pour rénover l'île ?

M. : Trois compagnies de 73 personnes de l’armée de terre -spécialité génie civil- ont été envoyées, ainsi qu’une compagnie de la Légion Étrangère, deux compagnies de réserve de la Gendarmerie (dont je fais partie) et un détachement de l’Alat (hélicoptère). En clair, 600 militaires ont été déployés et retirés au fur et à mesure depuis le mois de novembre.

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